Un deuxième trimestre en croissance, mais pas uniquement grâce aux prix
Le groupe LDC, connu notamment pour ses activités dans la volaille et le traiteur, a publié ses chiffres d’activité du deuxième trimestre de son exercice 2026-2027, couvrant les mois de juin à août 2026. Le chiffre d’affaires atteint 1,88 milliard d’euros, en augmentation de 6,6 %, tandis que les volumes progressent de 2,7 %. Ces deux indicateurs ne racontent pas exactement la même chose : la valeur mesure les ventes monétaires ; le volume renseigne sur les quantités écoulées.
À périmètre et taux de change comparables, la croissance ressort à 4,2 % en valeur et 1,5 % en volumes. Cette distinction compte parce qu’un groupe peut s’agrandir en intégrant de nouvelles sociétés et enregistrer mécaniquement davantage de ventes. Pour comprendre les habitudes des consommateurs, il faut donc regarder aussi l’activité comparable. Les données publiées montrent une croissance réelle des volumes, sans permettre de conclure que chaque produit s’est vendu davantage dans tous les magasins.
Les salades traiteur profitent de la chaleur estivale
Le pôle traiteur affiche une progression de 7,6 % de son chiffre d’affaires au deuxième trimestre, à 322,5 millions d’euros. LDC met en avant le comportement de ses salades composées pendant les épisodes prolongés de fortes chaleurs : cette famille progresse de 11,3 % à la fois en valeur et en volume, selon les chiffres du groupe rapportés par Linéaires. La saison est logique pour des produits souvent consommés froids, mais elle ne constitue pas à elle seule une prévision pour l’hiver.
Les marques citées affichent des évolutions distinctes en volume comparable : Pierre Martinet +17,8 %, La Belle Henriette +14,4 % et Marie +2,6 %. Snacking et pizzas ont également progressé dans le contexte estival. L’intégration du spécialiste des salades Pierre Martinet au groupe depuis 2025 joue sur la structure de l’offre ; elle ne signifie pas que l’ensemble des salades vendues dans toutes les enseignes ont connu exactement les mêmes hausses.
La volaille reste solide, avec des situations très différentes selon les espèces
Pour le pôle volaille, le chiffre d’affaires augmente de 4,2 % et atteint 1,04 milliard d’euros sur le trimestre. LDC souligne notamment les performances des produits sous label, bio, plein air et des préparations cuites. Les volumes de ce pôle reculent pourtant légèrement, de 0,9 %, en lien notamment avec une reprise encore progressive de la production de dinde après un épisode d’influenza aviaire intervenu sur l’exercice précédent.
Le poulet reste stable en volume, tandis que le canard renoue avec une dynamique positive selon les informations publiées. Ces évolutions montrent pourquoi il serait trompeur de parler indistinctement d’une flambée de la « viande blanche ». Le groupe couvre plusieurs filières, dont les contraintes d’élevage, d’approvisionnement et de demande diffèrent. Pour le consommateur, l’assortiment au rayon volaille peut donc évoluer d’une catégorie à l’autre, sans correspondre à une pénurie générale.
Canicule et céréales : quels effets possibles sur les prix ?
LDC signale que les chaleurs de mai et juin ont affecté la production d’œufs, notamment en raison d’une surmortalité dans certains élevages. Pour les volailles de chair, le groupe estime que les adaptations mises en place par ses éleveurs partenaires ont limité l’impact des épisodes de juillet et août. Il s’agit d’un constat industriel publié sur une période précise ; on ne peut pas en déduire automatiquement une hausse immédiate du prix des œufs dans tous les magasins.
Le groupe évoque par ailleurs des hausses du coût de l’alimentation des volailles liées aux céréales, susceptibles d’être répercutées dans le cadre de ses relations avec les clients distributeurs. Cela ne fournit ni un pourcentage applicable au ticket de caisse ni une date de hausse pour les consommateurs. Les prix réels restent déterminés par les négociations, les promotions et les magasins. Le panier-type des courses offre un repère de budget, mais son évolution ne peut pas être extrapolée à partir des résultats d’un seul fournisseur.
Ce que ces résultats disent des habitudes de courses
La progression des salades et des produits faciles à consommer correspond à un besoin de praticité, particulièrement visible quand la chaleur limite l’envie de cuisiner longtemps. De leur côté, les produits élaborés à base de volaille apportent une autre forme de rapidité, sans être nécessairement équivalents à des morceaux de poulet brut du point de vue nutritionnel, du poids utile ou du prix au kilo.
La grande distribution peut répondre à ces comportements en ajustant ses assortiments, ses mises en avant et ses formats. Les évolutions du marché alimentaire se mesurent pourtant sur plusieurs entreprises et périodes : une hausse observée chez LDC peut refléter l’attractivité de ses marques ou de ses acquisitions, et pas uniquement un changement général des préférences françaises. Les chiffres ne suffisent pas à classer les enseignes selon leur compétitivité.
Une vigilance simple pour choisir en rayon
Pour comparer deux salades traiteur, il faut regarder le poids net, les ingrédients principaux, la proportion de sauce et le prix au kilo. Pour la volaille, mieux vaut distinguer pièce brute, préparation marinée et produit élaboré, car le poids affiché ne correspond pas toujours à la même quantité de
viande. Le comparatif des enseignes donne un cadre général pour choisir son supermarché, mais ne remplace jamais la lecture de deux étiquettes de produits comparables.
Les chiffres de LDC concernent un groupe industriel et un deuxième trimestre spécifique. Ils ne préjugent ni de la qualité nutritionnelle de chaque référence ni du coût d’un repas donné. En pratique, le produit le plus adapté est celui qui correspond à l’usage recherché, au budget et à la composition souhaitée, pas celui de la catégorie affichant la plus forte croissance financière.
Conclusion : davantage de salades vendues, pas de verdict sur les prix
Les ventes du groupe LDC progressent au deuxième trimestre 2026, portées notamment par le traiteur et la volaille. Les salades bénéficient d’un net succès estival, tandis que l’entreprise signale des tensions différenciées sur certaines productions et sur le coût des céréales. Pour les consommateurs, le message utile reste de comparer les produits à caractéristiques équivalentes : ces résultats décrivent une tendance d’offre et de demande, pas une baisse ou une hausse uniforme du panier.
FAQ
De quelle période parlent les chiffres ?
Du deuxième trimestre de l’exercice 2026-2027 de LDC, soit juin à août 2026.
Les salades traiteur ont-elles toutes augmenté de 11,3 % ?
Non. Le +11,3 % est le chiffre communiqué pour les salades traiteur de LDC, à la fois en valeur et en volume ; ce n’est pas une moyenne nationale toutes marques.
Faut-il s’attendre à une hausse immédiate du poulet ?
Les données ne permettent pas d’annoncer une hausse nationale chiffrée à une date donnée ; elles indiquent des pressions de coûts et des négociations dans la filière.



