Une campagne du 14 septembre au 18 octobre
Le ministère de la Transition écologique a lancé le 14 septembre 2026 une campagne nationale destinée à mieux faire comprendre l’utilité du tri des biodéchets. Elle doit être diffusée jusqu’au 18 octobre sur des plateformes vidéo, des réseaux sociaux, des services de streaming audio, à la radio et dans des podcasts. Le message vise autant l’adoption du geste de tri que la compréhension de ce que deviennent les matières organiques une fois collectées.
Les biodéchets regroupent notamment épluchures, restes alimentaires, marc de café, filtres en papier, coquilles d’œufs et denrées périmées. Le ministère indique qu’ils représentent près d’un tiers des ordures ménagères résiduelles : le geste de tri se joue souvent juste après les repas.
Cette campagne s’inscrit dans une évolution plus large des emballages et de la gestion des déchets. L’expérimentation ReUse dans 360 magasins montre une autre logique, centrée sur le retour et le réemploi des contenants. Les biodéchets concernent, eux, la matière organique qui reste après consommation ou préparation.
Pas de nouvelle obligation au 14 septembre
Le lancement de la campagne ne correspond pas à l’entrée en vigueur d’une nouvelle règle ce 14 septembre. Le ministère rappelle que le tri à la source des biodéchets est généralisé depuis le 1er janvier 2024 pour les particuliers et les professionnels, conformément au droit européen et à la loi anti-gaspillage. La nouveauté de septembre 2026 est donc la communication nationale, pas la création de l’obligation.
Le déploiement reste local. Selon le ministère, la population couverte par une solution de tri est passée de 16 millions d’habitants en juillet 2023 à près de 40 millions en janvier 2026. Les solutions peuvent néanmoins différer : collecte séparée, borne de proximité ou compostage.
Pour le consommateur, le réflexe utile est de consulter les consignes de sa commune plutôt que de supposer qu’un modèle national unique existe. Les règles d’acceptation peuvent différer selon la filière locale, notamment pour les sacs utilisés, les emballages compostables ou certains déchets de jardin.
Ce que cela change concrètement après les courses
Le tri commence par une séparation simple : l’emballage suit sa filière, tandis que la partie alimentaire peut relever des biodéchets. Une salade fanée, des épluchures de légumes ou du marc de café ne se traitent donc pas comme le sachet plastique ou le pot qui les contenait. La campagne vise précisément à rendre ce geste plus intuitif.
Les enseignes agissent de leur côté sur les emballages. Le plan Carrefour de réduction du plastique porte sur la quantité de matière utilisée et le réemploi de certains contenants. Ces initiatives sont complémentaires : réduire ou réemployer l’emballage ne supprime pas la nécessité de gérer séparément les restes alimentaires.
Limiter les biodéchets commence aussi à l’achat : planifier les repas, vérifier les stocks, lire DLC et DDM et congeler à temps réduit les denrées jetées. Le tri valorise un déchet ; il ne rend pas souhaitable le gaspillage évitable.
Compost, collecte et valorisation : des solutions différentes
Une fois triés, les biodéchets peuvent être orientés vers le compostage ou la méthanisation selon les équipements locaux. Le résultat concret pour le ménage dépend du service mis en place par sa collectivité.
Cette diversité rappelle la logique des dispositifs de reprise des emballages. La piste de consigne volontaire pour les bouteilles repose elle aussi sur des solutions territoriales et des points de collecte concrets, même si elle concerne un flux très différent. Dans les deux cas, la réussite dépend de la proximité, de la lisibilité des consignes et de la facilité du geste.
La campagne est donc l’occasion de vérifier le dispositif disponible à son adresse et de suivre les consignes locales sur les matières acceptées.
Le chiffre à retenir : près de 40 millions de personnes couvertes début 2026
Le ministère annonce près de 40 millions d’habitants couverts par une solution de tri en janvier 2026, contre 16 millions en juillet 2023. La progression est importante, mais elle ne signifie pas que chaque Français dispose du même service ni que chaque solution fonctionne avec les mêmes déchets.
Pour les courses, le message tient en trois étapes : limiter les pertes à l’achat, séparer emballages et restes alimentaires, puis suivre la consigne locale. La campagne ne modifie pas les prix en rayon ; elle porte sur la gestion des déchets alimentaires après usage.



