Fruits et légumes : les achats de légumes progressent, les fruits restent quasi stables en 2026

50,50 kg de fruits par ménage de janvier à juillet

Les achats de fruits frais restent presque stables. Selon la note de conjoncture FranceAgriMer datée du 22 septembre et publiée le 24, les ménages ont acheté 50,50 kg de fruits frais en moyenne entre janvier et juillet 2026. C’est 0,5 % de moins qu’en 2025, mais 1,1 % de plus que la moyenne des trois dernières années selon le graphique de l’étude.

Le prix moyen observé sur la période atteint 3,31 € par kilo, très proche de 2025 mais nettement supérieur à la moyenne sur trois ans. Cette moyenne ne décrit pas chaque rayon : FranceAgriMer relève par exemple une hausse de 4 % du prix de la banane, à 1,93 €/kg, tandis que la pêche-nectarine recule légèrement de 0,4 %, à 3,69 €/kg.

Orange et pomme reculent, pêche-nectarine progresse fortement

La hiérarchie des volumes achetés reste dominée par la banane, avec 9,73 kg par ménage sur les sept mois, en baisse de 1,3 %. La pomme arrive ensuite avec 7,41 kg, soit -5 %. L’orange subit le recul le plus marqué parmi les grands fruits suivis : 5,80 kg par ménage, en baisse de 10 % par rapport à 2025.

À l’inverse, la pêche-nectarine atteint 3,23 kg, en hausse de 11 %. FranceAgriMer explique que les ventes ont fortement rattrapé leur retard en juillet. La clémentine-mandarine progresse aussi, mais plus modestement, à 3,90 kg par ménage et +1,8 %. Ces écarts montrent pourquoi une moyenne globale stable peut masquer des changements importants dans le panier réel.

Les légumes montent à 49,04 kg par ménage

La dynamique est plus favorable côté légumes frais. Les ménages ont acheté 49,04 kg en moyenne de janvier à juillet 2026, contre 48,30 kg en 2025, soit une hausse de 1,5 %. Le niveau est aussi supérieur de 4,2 % à la moyenne des trois dernières années. FranceAgriMer souligne que la tomate, le concombre, l’oignon et la salade soutiennent les achats pendant la période estivale.

La tomate reste le premier légume suivi en volume avec 9,14 kg par ménage, en hausse de 1,9 %. Le concombre gagne 3,8 %, l’oignon 2,9 % et la salade 2,4 %. La courgette fait exception avec 3,33 kg et un recul de 8,8 %. La carotte baisse légèrement de 1 %, à 5,00 kg.

La météo de l’été a surtout joué sur l’offre et les prix

FranceAgriMer décrit un été 2026 fortement perturbé par les épisodes de canicule et de sécheresse depuis la fin mai. Les fortes chaleurs et les difficultés d’irrigation ont freiné la croissance de plusieurs cultures, réduit les rendements et parfois affecté le calibre ou la qualité. Les effets de la sécheresse sur les fruits et légumes se retrouvent donc dans les volumes disponibles autant que dans les prix.

La note signale des cours d’expédition très supérieurs à leur moyenne olympique sur cinq ans pour plusieurs produits : +66 % pour la tomate hors petits fruits sur les semaines 21 à 38, +36 % pour le concombre et +39 % pour la salade. Ces chiffres décrivent des cours de marché à l’expédition, pas le prix de caisse payé dans chaque supermarché. Ils indiquent néanmoins une forte tension en amont lorsque l’offre se contracte.

Les promotions peuvent devenir plus difficiles à tenir quand l’offre manque

Quand la récolte baisse brutalement, un prix publicitaire préparé à l’avance peut devenir impossible à maintenir. L’annulation d’une promotion de tomates chez Magasins U en septembre illustre ce mécanisme : la disponibilité réelle peut l’emporter sur le catalogue. À l’inverse, lorsqu’un marché est excédentaire, les prix peuvent être davantage sous pression et les opérations commerciales plus faciles à alimenter.

Pour le consommateur, cela signifie qu’une promotion sur un produit frais doit être regardée avec deux questions simples : le produit est-il réellement disponible dans le magasin, et quel est son prix au kilo face aux alternatives de saison ? Un rabais spectaculaire sur une petite quantité n’est pas forcément plus avantageux qu’un produit voisin vendu à un tarif régulier plus bas.

Comment adapter son panier sans surinterpréter l’étude

Les données de FranceAgriMer mesurent des quantités achetées par ménage pour la consommation à domicile via le panel Worldpanel by Numerator. Elles ne mesurent ni l’ensemble de ce qui est mangé en France, ni les repas pris hors domicile, ni un indice officiel des prix à la consommation. Elles doivent donc être lues comme un suivi du panier d’achat des ménages, pas comme une mesure nutritionnelle.

Pour réduire la facture, comparer le prix au kilo et alterner les produits selon la saison reste plus utile que chercher un classement unique. Une opération comme l’offre Carte U sur les fruits et légumes peut réduire ponctuellement le coût d’un panier, mais elle ne remplace pas la comparaison des prix de départ. Les chiffres 2026 montrent surtout que les habitudes bougent produit par produit : davantage de pêche-nectarine ou de concombre, moins d’orange, de pomme ou de courgette.

FAQ

Les Français mangent-ils 50,50 kg de fruits en sept mois ?

L’étude parle de quantités achetées par ménage pour la consommation à domicile. Elle ne mesure pas toute l’alimentation, notamment les repas pris hors domicile.

Quels fruits reculent le plus dans le panel ?

Parmi les principaux fruits suivis, l’orange recule de 10 % et la pomme de 5 % par rapport à janvier-juillet 2025.

Quels légumes progressent ?

La tomate gagne 1,9 %, le concombre 3,8 %, l’oignon 2,9 % et la salade 2,4 %. La courgette recule de 8,8 %.

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