Une vague de lancements étalée sur septembre et octobre
Intermarché a annoncé le 22 septembre une nouvelle offensive sur ses marques propres : près de 100 nouveautés doivent arriver progressivement dans les points de vente entre septembre et octobre. L’enseigne en présente 39 comme des innovations exclusives, réparties autour de trois axes – santé, plaisir et responsabilité. L’opération ne correspond donc pas à un lancement unique disponible partout le même jour. Selon le magasin, le format et la vitesse de référencement, certaines références peuvent apparaître plus tôt que d’autres. Cette montée en puissance confirme le rôle central des marques de distributeur dans la bataille actuelle des enseignes : elles servent à la fois à travailler le prix, l’exclusivité et la différenciation de l’offre.
Le communiqué du Groupement Mousquetaires indique que plus de 260 nouveautés à marque Intermarché ont déjà été lancées depuis le début de 2026. L’objectif affiché est de porter les marques propres à 40 % du chiffre d’affaires de l’enseigne d’ici trois ans, contre plus de 35 % aujourd’hui selon Linéaires. Ce cap a donc une traduction très concrète pour les clients : davantage de références que l’on ne retrouvera pas à l’identique chez Carrefour, E.Leclerc, Auchan ou Lidl.
Des biscuits Nutri-Score A aux conserves de poisson plus originales
Parmi les références détaillées, Chabrior lance deux petits biscuits au citron et à l’avoine-framboise, annoncés Nutri-Score A, fabriqués en Bretagne avec de la farine de blé française et sans huile de palme. Pâturages ajoute des yaourts à la grecque fruit du dragon-passion. Capitaine Cook travaille des conserves de poisson avec des recettes comme le saumon fumé à l’aneth ou le thon au poivre vert et citron. La marque Les Créations s’étend à des noix de cajou et amandes enrobées de chocolat, tandis que Monique Ranou propose un wrap végétal inspiré du poulet-crudités.
L’univers non alimentaire est aussi concerné. Intermarché cite de nouvelles références Ok Clean, notamment une crème dépilatoire, un gel lavant mains à l’aloe vera et un déodorant amande pour peaux sensibles. Le communiqué indique plus de 95 % d’ingrédients d’origine naturelle et une note de 100/100 sur Yuka pour ces produits. Cette note provient d’une application privée et ne doit pas être confondue avec un label public ou une certification réglementaire.
La gamme « Je réduis » s’élargit au lave-vaisselle et aux tablettes sans cacao
Intermarché poursuit aussi le développement de « Je réduis ». Après les feuilles de lessive, l’enseigne annonce des feuilles pour lave-vaisselle et pour le nettoyage des sols. Les baisses d’émissions de CO2 mises en avant sur les emballages atteignent 49 % pour les feuilles lave-vaisselle et 55 % pour le nettoyant sol, selon les données communiquées par l’enseigne. Deux tablettes utilisant ChoViva, une alternative au cacao à base de graines de tournesol, sont également annoncées avec une réduction de 66 % des émissions de CO2. Ces pourcentages doivent être lus comme des allégations de la marque sur des produits précis, pas comme une comparaison générale de tout le rayon.
Pour certains clients, ces nouveautés se combinent avec les avantages de fidélité. L’opération 20 % sur les marques Intermarché pour les étudiants reste annoncée jusqu’au 31 octobre pour les membres éligibles de la communauté étudiante, dans les limites et exclusions prévues par l’enseigne. Une nouveauté MDD peut donc être intéressante pour sa recette ou son usage, puis devenir plus compétitive si elle entre réellement dans un avantage actif. Il faut toutefois vérifier l’éligibilité au moment de l’achat plutôt que supposer que toute marque propre ouvre automatiquement droit à une remise.
Ce que cela change pour le consommateur
Le principal intérêt de cette vague est le choix. Intermarché cherche à couvrir des usages très différents, du biscuit au déodorant, du poisson en conserve au produit végétal. Pour comparer correctement, le panier-type de Supermarche.tv rappelle que le prix réel dépend de la composition du panier et que les MDD ne sont pas automatiquement comparables référence pour référence. Sur un biscuit ou un yaourt, le prix au kilo, la quantité, la composition et la note nutritionnelle sont plus utiles que la seule mention « nouveauté ». Sur un produit d’entretien, le coût par usage et les précautions d’emploi comptent davantage.
Cette offensive ne garantit pas non plus que les près de 100 produits seront présents dans chaque magasin dès septembre. Le déploiement est progressif jusqu’en octobre et Intermarché fonctionne avec différents formats de points de vente. Le bon réflexe est donc de vérifier la disponibilité locale, puis de comparer la référence avec l’alternative habituelle sur des critères simples : prix unitaire, quantité, composition et usage. La nouveauté est un motif de découverte, pas une preuve automatique d’économie ou de meilleure qualité.



